PRENDRE SOIN DE SOI (et des autres) : GUIDE D’UNE ROUTINE SANS SOUFFRANCE

Dans la vie, j’essaie toujours d’aller au plus simple ; peu avant de devenir végane, j’ai commencé par m’intéresser à des mouvements qui vous parlent sûrement – zéro déchet, slow cosmétique… J’ai alors pris conscience du fait que je n’avais pas besoin d’utiliser autant de shampoings et autres crèmes hydratantes, en particulier lorsque chacun de ces produits contenaient des dizaines d’ingrédients décriés par plusieurs organismes. Je suis devenue végane peu après et me suis alors mise à repenser totalement ma façon de m’occuper de mon corps, et donc ai forcément revu entièrement ma « routine ».
Aujourd’hui, cette routine se veut végane et cruelty free, éthique au possible, minimaliste et contenant le moins d’ingrédients controversés ; j’espère vous aider en vous la livrant, ainsi que quelques alternatives aux options conventionnelles !

LABELS & CONDITIONS

Tout d’abord, un point sur les labels : vous trouverez *ici* un tableau répertoriant les différents labels existants, du plus sûr au plus laxiste, ainsi que plusieurs marques et produits véganes et/ou cruelty free. Il faut notamment faire attention au label One Voice qui autorise certains produits d’origine animale et labellise des produits commercialisés en Chine, où les tests sur les animaux pour les produits venant de l’étranger sont obligatoires.

Pour qu’un produit atterrisse dans ma salle de bain, il doit répondre à plusieurs normes :
-être végane (et si possible certifié par un label de confiance)
-être cruelty free (« sans cruauté » : cela signifie que ni le produit fini ni ses ingrédients n’ont été testés sur des animaux)
-s’il s’agit d’un cosmétique, ma préférence va aux marques bio ; il ne doit pas contenir d’ingrédient problématique pour la santé ou l’environnement

CHEVEUX

Pour ce qui est de mes cheveux, j’ai trèèèès longtemps tâtonné. J’ai d’abord commencé par quitter mes différents Garnier et autres L’Oréal pour passer à un shampoing bio et clean, ce qui a aussi eu pour effet de me permettre d’espacer mes lavages et donc de beaucoup moins agresser mes cheveux et mon cuir chevelu. J’ai utilisé pendant plusieurs mois le shampoing fortifiant de Cosmo Naturel, dont j’ai été très satisfaite (mon copain l’utilise encore). J’ai essayé d’autres produits -shampoing sous forme d’un savon saponifié à froid, poudres de plantes, noix de lavage (reetha)… Le rhassoul (qui est une argile) me convenait assez, mais étant plutôt asséchant pour mes cheveux et venant de loin (Maroc) je n’en étais pas satisfaite à 100% ; je me suis alors essayée à la technique de no-poo* popularisée par Antigone et ô joie, le test s’est avéré totalement concluant ! J’utilise cette méthode depuis deux mois maintenant, à raison d’un lavage tous les 7-8 jours : je mixe une cuillère à soupe de bicarbonate alimentaire et en y ajoutant de l’eau, en fait une « pâte » assez liquide que je déverse sur ma tête. Je frotte comme je le ferais avec un shampoing, rince d’abord à l’eau puis avec une solution d’un dixième de vinaigre de cidre (ou blanc, c’est selon ce que j’ai sous la main) mélangé à neuf dixième d’eau. J’y ajoute parfois une goutte d’huile essentielle d’ylang-ylang.

Autres pistes : shampoings solides Pachamamaï (marque végane et cruelty free, certifiée PETA), shampoings liquides Santé, Coslys, Lavera (pour ces dernières marques, faire attention : les produits proposés ne sont pas toujours véganes)

Quand mes cheveux commencent à paraître gras, j’applique un shampoing sec que je réalise simplement en mélangeant du cacao en poudre à de la fécule (de maïs, pour ma part) et que je mets dans une salière ; j’en fais tomber une petite quantité dans mes mains puis les frotte entre elles et les passe dans mes cheveux, ce qui me permet de tenir facilement un ou deux jours de plus sans avoir à me les laver.
Je ne fais plus de masques ni de bain d’huile, je me suis rendue compte que mes cheveux n’en avaient aucunement besoin (pour mon plus grand bonheur – et celui de mon porte-monnaie !)

Au niveau du brossage, j’avais assez peur en troquant ma brosse en poil de sanglier contre une, beaucoup plus respectueuse, en poil de sisal (bois). Il s’est avéré qu’au final, cette brosse est bien plus efficace que celle dont j’ai pu avoir l’habitude de me servir, je trouve qu’elle démêle bien mieux tout en répartissant efficacement le sébum sur mes cheveux : c’est tout ce que j’attends d’une brosse. Tout comme pour mon peigne -qui fait parfaitement son boulot, j’ai opté pour la marque Kostkamm que j’ai trouvée sur Ecco Verde.

*le no-poo consiste à se laver les cheveux autrement qu’avec du shampoing ; cela peut être avec de l’après-shampoing, des poudres, de l’eau…

VISAGE

Pour mon visage, je n’utilise que très peu de choses : je le nettoie le matin et/ou le soir à l’aide d’un coton lavable et d’un peu d’eau. Lorsque je suis maquillée, je m’arme d’un coton lavable sur lequel je mets de l’huile d’olive ou de coco (attention, je lis souvent que ces huiles sont comédogènes ; pour ma part je n’ai aucun problème à les utiliser sur ma peau, mais n’hésitez pas à vous renseigner avant d’en faire de même et, pourquoi pas, utiliser de l’huile de noisette, d’avocat ou encore de tournesol !) : pour l’instant, l’huile a toujours su venir à bout de mes maquillages, même les plus chargés.

Une fois par semaine, j’utilise la recette de gommage de Julie : je trouve cela amplement suffisant pour ma peau qui me l’a bien fait comprendre : moins j’en fait, mieux elle se porte !

Mes cotons sont de la marque Les tendances d’Emma ; j’en ai en eucalyptus et en coton et si je trouve qu’ils se valent sensiblement, j’ai une légère préférence pour ceux en eucalyptus.

HYGIÈNE DENTAIRE

En ce moment, je me lave les dents avec un dentifrice à la myrrhe (certifié NaTrue et BDIH, il n’est pas labellisé végane mais on retrouve cette mention sur le tube : personnellement, je fais entièrement confiance à cette marque) de la marque Santé Naturkosmetik. Il a un goût anisé plutôt prononcé mais je le trouve très agréable : bref, il fait son job !
J’alterne avec le brossage à l’huile de coco : c’est assez perturbant au départ, mais l’on s’y fait très rapidement. Il m’arrive d’y ajouter une goutte d’huile essentielle de menthe poivrée si je souhaite retrouver une haleine fraîche.

Depuis peu, j’utilise des brosses à dents en bois ; j’ai récemment opté pour une Ecobamboo et une Hydrophil et je ne saurais dire laquelle je préfère. Je trouve la brosse Hydrophil plus agréable car plus fine, mais j’aime aussi beaucoup le fait qu’Ecobamboo soit une marque qui se veut éthique : Natasha du blog Echos Verts a d’ailleurs eu l’opportunité de poser quelques questions au créateur de la marque : la brosse est entièrement biodégradable ainsi que son emballage (du carton au plastique), et les brosses sont fabriquées en Inde afin de garantir une certaine sécurité aux ouvriers qui les produisent.

CORPS

Je me suis longtemps lavée avec un simple gant et du savon saponifié à froid (abrégé en SAF ; on retrouve plusieurs articles chantant les louanges de ces derniers sur le blog Friendly Beauty, notamment celui-ci) car c’est l’option qui me convenait le plus : écologique, économique, souvent composés d’ingrédients simples et peu nombreux, j’aimais beaucoup me servir de ces savons qui laissaient ma peau tranquille et que je trouvais très simplement en magasin bio. Mais s’il m’arrive encore de m’en servir, je me lave depuis quelque temps au gant et à l’eau (Laetitia en a d’ailleurs fait une vidéo très intéressante) ; si jamais vous avez trop de mal à vous défaire des gels douche conventionnels, pas de panique : beaucoup de gels douche véganes et cruelty free sont disponibles en magasin bio (et oui, encore !) ainsi qu’en ligne. J’ai pu en tester (et approuver) quelques uns, parmi lesquels ceux des marques Lavera, Cosmo Naturel ou encore Santé, et n’y ai pas vu de flagrante différente avec ceux trouvables en grande surface.. moins agressifs, avec peut-être des odeurs moins « chimiques » (et un autre avantage : souvent de grands formats à petits prix)

Je n’utilise jamais de déodorant, pour la simple et bonne raison que… je fais partie de ces gens dont l’infime quantité de sueur produite ne sent pas ! Ce qui n’est absolument pas le cas pour mon copain, qui lui souffre de transpiration excessive : j’ai la chance de partager ma vie avec une personne qui m’a tout naturellement suivie dans mon végétarisme puis véganisme, et il a donc fallu lui trouver une alternative aux déodorants du commerce. Il a testé le déodorant Lavera qui, s’il sent extrêmement bon, s’avère totalement inefficace pour lui. Il a ensuite utilisé pendant près d’un mois la recette d’Antigone qui s’est très rapidement mise à lui brûler les aisselles ; il a eu beau essayer de diminuer la concentration en bicarbonate, rien à faire, c’est trop agressif pour sa peau. Si c’est aussi votre cas mais que vous êtes désireux.ses d’un déodorant qui puisse être bio, végane et cruelty free, ne désespérez pas ! Depuis peu, il a trouvé ce qu’il décrit comme le déodorant « le plus efficace de [sa] vie » ; je rajouterais aussi que ce déodorant ne coûte quasiment rien, et est trouvable n’importe où… Vous en avez d’ailleurs peut-être déjà dans vos placards, car il s’agit tout simplement du vinaigre blanc ! Mon copain en met dans un flacon spray et s’en pulvérise un pshit sous chaque aisselle ; en séchant, l’odeur du vinaigre devient totalement imperceptible (à moins de plonger son nez dans son aisselle, et encore..!)
Il est tout à fait possible d’alterner avec un déodorant au bicarbonate, ou d’utiliser le vinaigre en le diluant à de l’eau : testé et approuvé par ses soins 😉

RÈGLES
(pardon, on me souffle qu’il faudrait l’écrire en tout petit.. oups, RÈGLES -la légende raconte qu’en répétant ce mot par trois fois, un tampon spécial flux important apparaît et vous absorbe)

Vous n’êtes sans doute pas passé.e à côté du succès de la cup, tout comme vous n’avez pas pu passer devant les dangers des protections conventionnelles : syndrome du choc toxique, produits chimiques à en faire pâlir les engrais Monsanto : ah, tiens, on y retrouve d’ailleurs du Round Up… bref, vous l’aurez compris, si ces protections sont un désastre écologique, c’en est aussi un pour votre santé (et votre porte-monnaie : on estime qu’une personne ayant ses règles dépenserait au cours de sa vie environ 1 500€ en protections hygiéniques)
Plusieurs alternatives : la coupe menstruelle, bien sûr, mais elle ne convient pas à tout le monde ; si tel est votre cas, sachez qu’il existe aussi les serviettes lavables (à acheter ou à faire soi-même).
J’ai aussi eu beaucoup d’échos positifs au sujet de la marque Thinx qui commercialise des culottes peu (équivalentes à 1/2 tampon) à très ( équivalentes à 2 tampons) absorbantes selon les modèles.

Si vous n’êtes à l’aise avec aucune de ces alternatives, pas de problème : on retrouve notamment les serviettes et tampons que l’on connaît en coton bio (assez facilement trouvable en magasin bio). On peut aussi citer l’éponge menstruelle, sur laquelle Dwam a fait une bédé (attention toutefois, cette alternative n’est pas forcément végane -et oui, l’éponge de mer est un animal !- et en faisant quelques recherches, on découvre qu’elle ne serait pas sans danger… prudence, donc !)

J’espère que cet article vous sera utile ; je publierai une seconde partie très bientôt pour vous y parler maquillage végane et cruelty free !

 

Pour aller plus loin :
Les tests sur les animaux en cosmétique, vidéo d’Et pourquoi pas Coline ?
OUI L’Oréal teste sur les animaux, vidéo de La Cosméthèque
Le petit guide des cosmétiques cruelty free et véganes + Mes cosmétiques non testés (et véganes), deux articles du blog Véganisez-vous !

2 thoughts on “PRENDRE SOIN DE SOI (et des autres) : GUIDE D’UNE ROUTINE SANS SOUFFRANCE

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *